Place et rôle de la nouvelle Afrique au conseil des Nations Unies, 75 ans après sa Création

Créer en  1945  au lendemain de la deuxième guerre mondiale dans  but de maintenir une paix durable et établir l’équilibre entre les peuples tel que le préconise sa charte à ses articles un et deux

« Article 1

Les buts des Nations Unies sont les suivants :

  1. Maintenir la paix et la sécurité internationales et à cette fin : prendre des mesures collectives efficaces en vue de prévenir et d’écarter les menaces à la paix et de réprimer tout acte d’agression ou autre rupture de la paix, et réaliser, par des moyens pacifiques, conformément aux principes de la justice et du droit international, l’ajustement ou le règlement de différends ou de situations, de caractère international, susceptibles de mener à une rupture de la paix;
  2. Développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes, et prendre toutes autres mesures propres à consolider la paix du monde;
  3. Réaliser la coopération internationale en résolvant les problèmes internationaux d’ordre économique, social, intellectuel ou humanitaire, en développant et en encourageant le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinctions de race, de sexe, de langue ou de religion;
  4. Être un centre où s’harmonisent les efforts des nations vers ces fins communes.

Article 2

L’Organisation des Nations Unies et ses Membres, dans la poursuite des buts énoncés à l’article1, doivent agir conformément aux principes suivants :

  1. L’Organisation est fondée sur le principe de l’égalité souveraine de tous ses Membres.
  2. Les Membres de l’Organisation, afin d’assurer à tous la jouissance des droits et avantages résultant de leur qualité de Membre, doivent remplir de bonne foi les obligations qu’ils ont assumées aux termes de la présente Charte.
  3. Les Membres de l’Organisation règlent leurs différends internationaux par des moyens pacifiques, de telle manière que la paix et la sécurité internationales ainsi que la justice ne soient pas mises en danger.
  4. Les Membres de l’Organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies.
  5. Les Membres de l’Organisation donnent à celle-ci pleine assistance dans toute action entreprise par elle conformément aux dispositions de la présente Charte et s’abstiennent de prêter assistance à un État contre lequel l’Organisation entreprend une action préventive ou coercitive.
  6. L’Organisation fait en sorte que les États qui ne sont pas Membres des Nations Unies agissent conformément à ces principes dans la mesure nécessaire au maintien de la paix et de la sécurité internationale.
  7. Aucune disposition de la présente Charte n’autorise les Nations Unies à intervenir dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d’un État ni n’oblige les Membres à soumettre des affaires de ce genre à une procédure de règlement aux termes de la présente Charte; toutefois, ce principe ne porte en rien atteinte à l’application des mesures de coercition prévues au chapitre VII. » source : Charte des Nations Unies

Alors que la majorité des États Africain n’étaient que des colonies, les 50 membres signataires de cette charte des Nations unies ne prenaient donc pas encore en considération l’avis des territoires d’outre mer ; mais une fois l’indépendance obtenue pour la plus part sous recommandation de celle-ci et pour d’autre après de longue guerre d’indépendance, la quasi-totalité des pays du continent ont adhères à l’organisation et aujourd’hui ils sont environ 53 Pays membres sur 193 au total soit le quart des adhérents de l’organisation. 

S’il est vrai que l’on ne peut douter du rôle que joue l’ONU dans le maintient de la paix, il est également vrai que des questions peuvent être posées sur l’égalité des États au sien de cette Organisation notamment des incongruités au conseil de sécurité ou nous comptons 5 membres permanents sur 15 et aucun du continent Africain mais aussi sur le traitement de plusieurs dossiers tel que la guerre entre l’autorité Palestinienne et l’État d’Israël, la guerre en Irak , en  Syrie, en Libye et les multiples guerres et coup d’État en Afrique qui pour la plus parts sont faites en complicité avec certain États occidentaux sans oublier le génocide Rwandais . A ces différentes guerres s’ajoute les problèmes de justice à la Cours Pénale International qui donne l’impression que sauf les ressortissants Africain sont coupables des crimes contre l’humanité.

Ainsi se pose la question  de savoir le rôle que devrai jouer la nouvelle Afrique indépendante au sein de l’ONU qui fête aujourd’hui ses 75 ans. C’est dans ce sens que nous pouvons comprendre les propos du Secrétaire Générale des Nations Unies lors de son allocution le Lundi 13/20 à la cérémonie de célébration du dit anniversaire : « la souveraineté nationale – un principe fondamental de la Charte des Nations Unies – va de pair avec une coopération internationale renforcée, reposant sur des valeurs communes et des responsabilités partagées dans la poursuite du progrès pour tous et toutes.

« Personne ne souhaite de gouvernement mondial – mais nous devons œuvrer de concert pour améliorer la gouvernance mondiale », a-t-il souligné. 

« Dans un monde interconnecté, nous avons besoin d’un multilatéralisme en réseau, dans lequel la famille des Nations Unies, les institutions financières internationales, les organisations régionales, les blocs commerciaux et d’autres collaborent plus étroitement et plus efficacement », a-t-il ajouté. « Nous avons également besoin d’un multilatéralisme qui soit inclusif et s’appuie sur la société civile, les villes, les entreprises, les collectivités et la jeunesse ». 

Ceci dit les États Africains devraient prendre leurs responsabilités et se poser les bonnes questions à savoir :

Quel est sa place au sein du conseil des Nations ?

Quel est son rôle et son apport ?

Afin de pouvoir réclamer au moins deux places au conseil permanent de sécurité mais aussi de  participer et ce, de façon significative à la construction d’une communauté Internationale plus prospère, d’une organisation qui prône plus d’égalité entre les peuples et de continuer à se battre pour le maintien de la Paix.

  Nous ne saurons terminé nos propos sans dire merci à celle-ci pour ses nombreux combats tel que : L’éducation et la santé pour tous, ses multiples fronts d’aide Humanitaire et surtout  le mérite d’avoir pu éviter jusqu’à présent une troisième guerre mondiale. Mais pensons qu’une reforme profonde lui donnerai encore plus de pouvoir et d’autonomie pour maintenir plus d’équité, égalité afin qu’elle puisse jouer pleinement son rôle de zone tampon Internationale.    

15/10/2020

Romaric Willianson Tchouanté

Une réflexion sur “Place et rôle de la nouvelle Afrique au conseil des Nations Unies, 75 ans après sa Création

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